Allons, la colère n'étant pas son pain quotidien, vous trouverez assurément quelque plaisir ou quelque intérêt à parcourir ses billets et messages. Il vous remercie bien sincèrement de votre visite, et espère avoir lui-aussi le plaisir de vous lire bientôt.
Adichats
mercredi 4 novembre 2009
Une main qui se lève...
Une main qui se lève pour répondre à une salutation venant d’un véhicule qui vous croise, quoi de plus naturel et quoi de plus civil !?...Pour ce qui me concerne, c’est même devenu un geste instinctif, un geste que je n’ai plus à commander, un geste qui vient tout seul et qui témoigne, s’il en était besoin, de ma naturelle et spontanée sympathie pour mon prochain… Qu’y puis-je, je suis ainsi fait.
Seulement, il y a des fois où il vaudrait mieux être manchot…et du bras tout entier encore, de façon à ce que pas même une esquisse de réponse puisse être tentée ni décelée.
A plusieurs reprises, ces jours-ci, ma main s’est montrée bien plus rapide que mon œil…et je m’en veux, je m’en veux à un point qui ne se peut imaginer… Ah ! Qu’il est dur d’aller contre sa nature…
Et ce faisant, bien malgré moi, j’ai ainsi donné à croire à certaines personnes que je n’avais aucun ou plus aucun ressentiment envers elles. Que nenni !... Qu’elles se détrompent, je ne suis point encore apaisé…et pas près de l’être.
Car j’ai un aveu à vous faire, un aveu terrible, je suis…rancunier, terriblement rancunier…Oui, je nourris volontiers en moi de ces rancoeurs si tenaces qu’elles ne s’éteignent jamais. Que voulez-vous, nul n’est parfait…
De là mes inimitiés de longues, de très longues durées.
Souvent silencieuses, elles n’en sont pas moins terriblement vivaces, violentes même, et jamais ne se perdent dans les méandres de ma mémoire. De toutes je garde un souvenir d’une précision absolue, quasi palpable, et que seule une vengeance bien amenée peu espérer calmer.
Alors, qu’on ne s’y trompe, une main levée ne vaut ni ne vaudra jamais, pour moi, billet d’absolution.
Que cela soit dit et entendu…
vendredi 30 octobre 2009
Je ne pardonnerai pas...
Hier encore un ami me disait : « Il faut te garder de l’aigreur et de l’amertume… » C’est aisé !... A moins de n’avoir aucun amour-propre, il est parfois très difficile de se montrer distant vis-à-vis de certains propos blessants… surtout lorsque ceux-ci sont proférés en public…et pis, tout en se donnant l’air du sérieux le plus responsable qui soit.
Blessé, oui je l’ai été, et je le suis encore… Sur le coup je me suis tu tant j’ai été surpris par cette attaque sournoise, pour ne pas dire odieuse, surtout de la part d’un élu, d’un élu étranger à ma commune… Quelques-uns savent… Quelques-uns ont remarqué ce soir-là… En tout état de cause, que cet élu (hélas!) et ses amis sachent qu’ils ont définitivement perdu la naïve neutralité avec laquelle je les regardais jusque là vivre leur petite, très petite importance.
lundi 26 octobre 2009
PRIEZ POUR NOUS BIENHEUREUSE MARIE...
Nous avons tant besoin de votre secours,
nous qui avons tant de mal à nous reconnaître
pécheurs...
On t'avait promis "VIE SAUVE"...
Au lancement du projet,
je m'étais inquiété.
On m'avait, autant qu'à toi,
main sur le coeur,
juré que t'aurais "vie sauve".
Parole d'homme,
hélas,
rien de plus.

T'étais vraiment beau, mon ami...
Aujourd'hui d'un coup de godet rageur, impitoyable,
on t'a ôté la vie sans autre forme de procès.

Il ne reste plus rien de toi,
sinon quelques brandillons
que des mains brutales ne manqueront pas d'arracher
à leur lit maternel.
Un jour les hommes pleureront...
Je ne me joindrai pas à eux...
mardi 20 octobre 2009
FASCINANT SON REGARD, NON ?...
Il m'inspire énormément....
mardi 23 décembre 2008
Pour ceux qui s'imaginent que les marchands de journaux s'en mettent plein les poches...
Article relevé dans le FIGARO du lundi 8 décembre 2008
Vous l'aurez, j'espère, noté, les marchands de journaux
français sont les moins chanceux d'Europe.
Leurs commissions s'étagent entre 15,2% et 18%.
Seulement ces chiffres sont bruts.
Il convient donc de déduire de ceux-ci toutes les charges,
toujours de plus en plus lourdes, et l'on tombe rapidement
sur un revenu, pour les plus chanceux, s'étageant
de 5% à 7%.
Rendez-vous compte de ce qui reste au marchand de journaux
sur un journal (prix moyen) à 0,85€,
entre 4 et 6 centimes d'euro.
Avez-vous idée du nombre de journaux et autres magazines
qu'il faudrait vendre pour ne retirer
ne serait-ce qu'un smic en fin de mois.
Une quantité impossible à atteindre dans un village
comme le nôtre.
C'est dommage, j'ai bien peur que la fin soit proche
pour nombre d'entre nous,
les plus petits,
ceux "isolés" dans des villages
qui subissent plus qu'ils ne peuvent agir.
Allez, je cesse là ces considérations qui, au vrai,
n'intéressent personne.
vendredi 28 novembre 2008
Je n'ai guère besoin qu'on guide ma main pour dire ce que je crois devoir dire...
au sujet de mon message
« Malabat…Un bien beau 11 novembre »
(Message paru le 15/11/08)
Je tiens à préciser que je suis bien, moi, Spardiacus, l’auteur
du commentaire figurant en fin de ce message,
que personne ne m’en a inspiré
ni l’idée ni le moindre mot.
Je n’en retire pas une syllabe.
J’avais des informations sur ce qu’avait été cette cérémonie
du souvenir dans plusieurs communes autour de Villecomtal.
Mal m’en a peut-être pris de comparer ces informations avec
ce que j’avais vécu à Villecomtal.
Pour exemples :
- Peu ou prou 80 personnes à Montégut-Arros,
-Peu ou prou 50 personnes à Malabat, y
compris la plupart des résidents étrangers.
(pour ne citer que ces deux villages)
- Les enfants de l’école de Montégut-Arros mobilisés
avec leur maîtresse, avec lâcher de ballons et de
colombes en papier,
- Les enfants de l’école de Malabat ou scolarisés
ailleurs mobilisés, et participant activement
à la cérémonie.
(Bien sûr tous les enfants inscrits dans ces deux écoles n’étaient pas présents,
cela va de soi)
Voilà, entre autres, ce que j’avais remarqué
et qui m’avait incité à produire
ce commentaire.
A Villecomtal,
force est de le reconnaître,
cet évènement ne fut pas aussi rassembleur,
surtout si on enlève au nombre des présents
le corps constitué des sapeurs-pompiers.
Puisqu’il semble que mon propos n’ai pas été bien compris,
je tiens à préciser
que j’invitais dans ce bref commentaire la municipalité
de Villecomtal à s’intéresser à ce qu’avait été
ce 11 novembre chez ses proches voisins,
du moins avant l’heure de l’apéritif
et du traditionnel repas.
(Ceci dit sans la moindre ironie ou polémique)
J’invitais… c’est tout.
Des idées?...
Peut-être faudra-t-il penser
à une meilleure communication avec les villecomtois
afin de les inciter à venir plus nombreux se souvenir du
sacrifice de leurs anciens.
(Si on compare le nombre de villecomtois présents ce 11 novembre, non compris le corps des sapeurs-pompiers,
au nombre de présents à Montégut-Arros et à Malabat, c’est à rougir de honte)
Peut-être aussi faudra-t-il voir du côté des écoles
de Villecomtal,
même si en la matière il n’appartient pas
à la municipalité de décider de ce qui « doit »
être fait ou pas.
Au moins peut-elle à son tour inviter les écoles
à participer plus activement
à cette cérémonie…
Voilà, c’était là toutes les précisions que je voulais vous
apporter ce soir.
Il n’y avait rien de polémique dans mon propos du 15/11/08
Il n’y a toujours rien de polémique
dans mon propos de ce soir.
Il n’y a que des idées à peut-être développer…
vendredi 17 octobre 2008
Il faut savoir clore un chapitre, surtout lorsqu'il est mauvais...
Ma colère s'est apaisée... Une explication franche avec mon colèrique ami m'a permis de tirer un trait sur toute cette histoire, en tous cas sur la partie le mettant, lui, en scène. Je n'y reviendrai donc plus.
Par contre, pour l'histoire du canal, ma colère est toujours aussi vive. Je ne parviens toujours pas à admettre que l'on puisse de son propre chef s'autoriser à ne pas respecter des décisions prises en commun. c'est, vis-à-vis de l'autre, des autres, ici, en l'occurrence, faire montre d'un total manque de considération. C'est aussi démontrer par l'absurde toute la puissance destructrice de l'ère du "je", du "moi", de l'égoïsme poussé à son extrême... Après tout, du moment que moi ça m'arrange, les autres, je m'en f... ! Mais bref.
Dernière chose sur laquelle je tiens également à revenir.
Plusieurs personnes m'ont demandé: "Mais pourquoi n'avez-vous pas enlevé les poissons du canal avant que ne commencent les travaux ?...
C'est fort simple, ma bonne dame, j'ai envie de répondre... Tout simplement parce que pour procéder à une pêche de sauvetage, il faut une AUTORISATION...
Autorisation que nous avons fini par recevoir, le 11 octobre... Autorisation nous donnant le droit de procéder à une pêche de sauvetage du 6 au 10 octobre... Alors que les travaux, eux, ont commencé le 6 octobre au matin.
C'est dommage...Mais ça démontre aussi toute l'incurie qui règne au pays des décideurs...
Mais brisons là, sinon je finirais moi aussi par dire des méchancetés.
lundi 13 octobre 2008
Un homme m'a surpris...Un homme m'a terriblement déçu...
Cet après-midi, pour la première fois de ma vie, je me suis retrouvé confronté à la mauvaise foi la plus éhontée qui se puisse rencontrer... Je ne citerais pas le nom de cet homme, car il s'agit d'un homme, mais s'il lit ces lignes, il se reconnaitra forcément.
Ce matin, une voisine du canal me prévient d'une forte mortalité de "truites" dans celui-ci. J'appelle aussitôt le président et le trésorier de la Gaule Villecomtoise. Je me rends presque immédiatement sur les lieux, aux abords de la cité Millet. Je vois l'ampleur des dégâts, je prends autant de photos que je peux. J'attends l'arrivée des autres. Je m'impatiente un peu, je suis ainsi, surtout devant toute la détresse que je vois dans l'eau, à mes pieds. Je ne puis rien faire pour aider ces pauvres bêtes. Je décide d'aller à la rencontre de mes amis. Je prends un chemin. Je rencontre un autre ami, de Montégut, avec lequel je décide de faire demi-tour, de revenir sur mes pas. Il m'accompagne. Michel et Marc sont arrivés par un autre chemin. Eux aussi sont catastrophés par ce qu'ils découvrent. Des dizaines de poissons morts, des dizaines d'autres cherchant avidement l'air qui leur manque, il est autour d'onze heures. Une grande poubelle, une épuisette, voilà nos seules armes pour tenter un début de sauvetage. Impossible, trop de vase ou de limon, Marc s'enfonce. Michel et moi avons du mal à l'extirper de cette boue qui veut l'avaler. Nous renonçons. Remontés sur la berge du canal, nous essayons en vain de joindre et la Fédération de Pêche (Marc y parviendra plus tard) et la Garderie. Nous décidons alors d'appeler la Gendarmerie. Nous leur expliquons notre problème et notre impossibilité de joindre nos instances supérieures. Ils nous répondent qu'ils se chargent immédiatement de contacter à tout le moins la Garderie, nous demandent de ne rien faire jusqu'à l'arrivée des gardes. Nous pensons alors nous séparer, mais je suis alors désigné pour aller prévenir la Mairie de ce qui se passe. Je m'y rends. Il est 12h. J'en sors à 12h15, Michel, Marc et Jean-françois qui vient de nous rejoindre, m'attendent, ils souhaitent que nous nous rendions chez M. Danos, maire de la commune. Nous voici devant chez lui quelques minutes plus tard. Nous l'informons de tout, bien que la secrétaire de mairie ait déjà joué du téléphone, ce dont je la remercie. Nous décidons tous, y compris M. Danos, de nous retrouver sur le terrain vers 14h/14h15, puisque pour l'instant nous ne pouvons rien faire d'autre. Chacun rentre chez soi déjeuner.
14h20, alors que je suis derrière le centre commercial, je croise M. Danos qui m'arrête. Il me dit avoir été faire un tour au canal, derrière la cité Millet, et avoir comme nous constaté les dégâts dus aux travaux effectués sur le pont de la RD38 (route de Montégut). Il me dit également avoir été voir le chantier sur ce même pont de la RD38, avoir discuté avec le responsable de ce chantier, avoir constaté que les promesses de maintien en eau (un minimum vital) n'avaient pas été tenues par le responsable du chantier, qu'il avait obtenu de ce dernier la promesse d'installer dans les heures qui suivent (pour 17h) un tuyau qui permettra d'amener de l'eau par-dessus leur chantier afin d'alimenter la suite du canal. Mince, pourquoi ces tuyaux n'ont pas été installés dès le début comme ils devaient l'être! Puis M. Danos me quitte, me dit se rendre à la mairie où nous pourrons le joindre dès que les gardes seront là afin de se joindre à nous.
J'arrive sur le haut du talus de l'ancienne voie ferrée, juste derrière la cité Millet, quand Michel me rejoint à bord de son 4X4. Une nouvelle fois nous jetons un oeil dans le chaudron infernal du canal. Chaudron, car il fait maintenant soleil, plein soleil, et ce n'est pas bon du tout pour les derniers survivants. Nous décidons d'avancer jusqu'à la route de Montégut pour attendre les gardes. Il est un peu plus de 14h30. Arrivés au croisement de celle-ci, nous apercevons la voiture des gardes garées devant chez M. Pailhès (car seul endroit avec un peu d'ombre), puis voyons M. Danos et Marc dans leur sillage. Nous les rejoignons auissitôt.
En quelques pas nous nous retrouvons tous sur le chantier. Le chef des gardes mène les "interrogatoires", pose mille questions qui appellent parfois des réponses difficiles à sortir. A plusieurs reprises M. Danos est obligé d'intervenir pour rétablir la vérité, par exemple au sujet de la réunion qui a eu lieu ici-même, sous la pluie, le vendredi 3 octobre dernier. Ha, la pluie! Quel bien elle ferait aujourd'hui! Par exemple encore, au sujet de l'installation des tuyaux qui devaient être installés. Ensuite de quoi les gardes nous demandent de les amener voir les poissons morts. Nous les y accompagnons tous. Des photos sont prises, les constatations faites comme il se doit. Nous essayons ensemble de trouver une solution pour tenter de sauver ce qui reste à sauver. Nos esprits sont occupés par cela et par rien d'autre. L'idée d'elever une digue de terre dans le lit assèché du canal devant la cité Millet est repoussée tant sa mise en oeuvre semble compliquée sans l'aide d'un engin adéquat. Et puis il faudrait ensuite, d'ici à la fin de la semaine, procéder à l'opération inverse, pas très réaliste. D'après les gardes une alimentation en eau suffisante par les tuyaux devrait permettre une remontée viable des eaux. Nous ne pouvons qu'acquiescer, les experts se sont eux, pas nous.
Les gardes veulent maintenant remonter le canal depuis la cité Millet jusqu'au pont de la route de Montégut. Après quelques hésitations sur le meilleur chemin à prendre, nous décidons de rejoindre le pont par la route et de longer le canal depuis le chantier jusqu'à l'ancienne voie ferrée. Nous découvrons encore des poissons morts, des plus petits, et en quantité moindre que nous le craignions. De même, dans quelques grosses flaques aux eaux trop chaudes, nous découvrons quelques survivants au bord de l'asphyxie. Nous faisons ainsi tout le chemin, le long du canal, parfois à travers les premiers sillons d'un champ de maïs contigu. Ces nouvelles constatations achevées nous retournons au pont de la route de Montégut. M. Danos nous quitte. Il est aux alentours de 16h.
Maintenant les gardes veulent voir le canal depuis le pont jusqu'au pont-canal sur le Lurus. J'accompagne, seul, les gardes depuis le pont, en passant par le "pré" juste à côté de la maison de Mme Jamond, afin de remonter le canal sur sa rive droite. C'est le choix du chef des gardes. Ils prennent de nouvelles photos. Nous arrivons ainsi en face du jardin de M. Germain Duffard. Michel nous rejoint en passant sur le bout de poteau électrique qui sert de passerelle. Tous les quatre, Michel, moi et les deux gardes nous poursuivons notre avancée jusqu'au pont-canal. Les gardes prennent encore des photos. Marc nous rejoint en remontant le canal par la rive gauche (côté jardin de Germain). A ce moment les gardes entendent un bruit de moteur, le bruit de moteur d'un gros engin. Ils nous demandent alors si nous savons s'il y a des travaux le long du Lurus, plus bas. Nous répondons que non. Nous avançons tous vers le jardin de Germain. Avant d'y atteindre, les gardes nous disent de poursuivre, que nous nous retrouverons aux véhicules.
Nous comprenons qu'ils vont jeter un oeil le long du Lurus. Ni moi, ni Michel, ni Marc ne savons ce qu'il s'y passe. Et puis, de toute façon, nous ne sommes pas là pour ça. Nous rejoignons le jardin de Germain. Là Germain, le maître des lieux, se livre à son occupation favorite, choyer ses légumes. Il nous aperçoit, nous nous portons à sa rencontre, lui expliquons ce que nous faisons là chez lui. Il écoute attentivement. Puis il se tourne vers moi et me dit: "Il paraît que tu as mis ma photo sur internet." Je ne peux que répondre par l'affirmative. Il poursuit "Peux-tu m'en faire un tirage pour moi ?". Cela va de soi. Nous blaguons un instant encore, puis nous nous séparons.
Nous retournons aux voitures, bien heureux de retrouver un peu d'ombre. Il est autour de 16h20. Les gardes nous rejoignent peu après. Ils nous apprennent alors qu'ils vont dresser procès-verbal à l'encontre de Conseil Général, maître d'oeuvre du chantier, et de l'entreprise réalisatrice du chantier. Ils nous apprennent aussi qu'ils vont adresser un avertissement au propriétaire du canal pour avoir troublé l'eau dans un moment critique pour la faune aquatique. Nous leur disons trouver cette mesure pas très juste car celui-ci n'a fait que planter quelques pieux pour consolider une partie de la berge derrière chez Mme Jamond, et agrandir le trou d'eau au devant du pont-canal afin de sauver autant de poissons que faire se pouvait. Nous ne sommes pas suivis dans notre plaidoirie. Les gardes maintiennent leur position. C'est à ce moment qu'ils nous disent avoir également l'intention d'adresser un avertissement à un riverain du Lurus occupé, à l'aide d'une pelle mécanique, à réparer un éboulement de berge. Nous comprenons immédiatement de qui il s'agit. Nous plaidons également en sa faveur, en vain. Nous sommes bien embêtés, car nous sommes venus ici pour le canal et non pour le Lurus. La fatalité, car comment aurions-nous pu savoir que des travaux allaient se faire durant une heure ou deux sur le Lurus, et ce, présicément ce jour-là. Hélas pour nous, hélas pour le riverain du Lurus, les gardes ont eux-aussi des yeux et des oreilles pour voir et pour entendre. Ils n'ont pas besoin de corbeaux pour les convier à un aussi piètre festin.
bref, nous nous séparons. Les gardes partent de leur côté, nous du nôtre. Comme nous l'avions promis à M. Danos nous revenons un peu plus tard tous les trois voir le chantier sur le pont, voir si la mise en place du tuyau est effective, et la mise en eau prochaine. Le riverain contrôlé un peu plus tôt par les gardes est là, avec les ouvriers qui ont terminé leur ouvrage. Je m'en vais le saluer, nous nous serrons la main. Marc me suit et m'imite. Michel termine notre trio. Nous disons à ce monsieur que nous avons essayer de plaider en sa faveur auprès des gardes. C'est à peine si nous avons pu achever cette entrée. Ce monsieur, que je tenais jusque-là en grande estime, se met à nous agonir des plus terribles accusations qui soient. Que c'est nous qui lui avons envoyé les gardes, que nous sommes des moins que rien, des emmerdeurs, et bien d'autres joyeusetés encore. je sais bien que la colère fait dire bien des choses que l'on regrette ensuite. Mais là, trop, c'est trop.
Nous ne sommes pour rien dans son demi-malheur, demi-malheur car un avertissement peut se comparer à une simple remontrance, et à rien d'autre. Il y a de nouvelles règlementations depuis la nouvelle loi sur l'eau. Nous n'y pouvons rien, ni les uns ni les autres... Que dire de plus. Sinon que je puis ici affirmer qu'aucun de nous trois n'est pour quoi que ce soit dans cette histoire. Jamais je n'ai porté tort à mon prochain. Ce n'est pas dans mes habitudes. je me sens profondément blessé par toutes les accusations que j'ai reçues en plein visage. Je crois que je ne suis pas près d'oublier cet affront.
Nous ne nous sommes occupés que des poissons du canal et de rien d'autre.
Sans excuses, il n'y aura plus de relations entre ce monsieur et moi. Les autres feront ce qu'ils voudront. Pour ma part, être accusé d'une chose que je n'ai pas commis est inadmissible.
Désolé pour cette longue lecture que je vous inflige. Mais il fallait que les choses soient dites.
Je n'ai qu'une toute dernière petite chose à rajouter, vraiment la toute dernière, c'est que ce monsieur me fait un peu penser à l'histoire du petit garçon pris la main dans le pot de confiture et qui, après s'être fait sermonné, pour se soulager de la peur qu'il a eu, s'en prend à "ses camarades" en inventant de leur part une machination totalement abracadabrante. C'est triste à son âge.
lundi 8 septembre 2008
ILLE-ET-VILLAINE, procès d'assises renvoyé...
Procès d'assises renvoyé pour cause de...RAMADAN
S'il est avéré qu'un procès d'assises a été renvoyé (Ordonnance du 2 septembre 2008 signée par le président de la cour d'assises d'Ille-et-Villaine) au motif qu'un des accusés (sur un total de 7, pour braquage), de confession musulmane, ne serait pas...en raison de la période de Ramadan devant se superposer au déroulement dudit procès..."en pleine capacité de se défendre du fait des contraintes qui en découlent" (dixit un courrier envoyé par les conseils...autrement dit ses avocats...de cet accusé au président de ladite cour d'assises), voilà, là, à mon sens, un grave déni de laïcité, et, à tout le moins, une grande claque donnée à notre République Laïque, et ce, par ceux-là même qui se doivent d'en garantir le respect plein et entier.
Y aurait-il donc des..."sur-citoyens", du fait, entre autres, de leur confession religieuse ?...
Voilà qui, dans notre société laïque, témoignerait d'une rupture totale avec ses fondements mêmes.
Qu'est-ce donc là que de permettre au fait religieux de sortir de la sphère privée, sa place naturelle et légitime ?...
VIGILANCE, AMIS(ES) !!!
L'entente inter-citoyenne dépend de cette idée seule, la LAÏCITE...
La LAÏCITE est FONDATRICE de NOTRE SOCIETE...
Et c'est un chrétien, catholique et pratiquant qui vous le dit et vous met en garde...
Alors, si la bonne entente entre toutes les "communautés", quelles qu'elles soient et de quelque nature qu'elles soient, vous importe, n'hésitez pas à vous montrer Citoyens de notre belle République... Vous avez élu des représentants... Faites remonter jusqu'à eux votre surprise, vos craintes, voire votre colère... Ils sont aussi là pour ça, recevoir les doléances de chacun, et se faire vos relais vers les hautes sphères de l'Etat.


















