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dimanche 26 février 2012

VILLECOMTAL SUR ARROS...LUTTE CONTRE LE FRELON ASIATIQUE.

Lutte contre le frelon asiatique (Vespa velutina).
(M. Philippe LARCADE)

Il semble  pour l’heure impossible à éradiquer.

Tout ce qu’on peut espérer c’est endiguer modestement la prolifération des nids.

Comment ?  Par le piégeage, soit au moyen de pièges à guêpes vendus dans le commerce, soit au moyen de bouteilles plastiques transformées en pièges redoutables.

Mais pour que ce piégeage soit efficace, il faut qu’il soit effectué à deux périodes bien précises de l’année… Et là on peut à chaque fois estimer à 50% la destruction des fondatrices, sources de tous nos problèmes.

Première période : D’environ fin février (sitôt le redoux revenu) à la mi-avril au plus tard, car ensuite le risque de capturer le frelon européen (Vespa Crabro -protégé) est trop grand. Et si vous en trouvez dans vos pièges, arrêtez immédiatement.

Deuxième période : De fin septembre à fin octobre, voire mi-novembre ou plus suivant la douceur du temps. Cette deuxième période de destruction devant servir à détruire une partie non négligeable des futures fondatrices. Arrêter aux premiers vrais froids, époque où elles se mettent en sommeil.

Fabrication de l’appât :

Recette utilisée par les apiculteurs de Gironde, Charente et Charente-Maritime.

Pour 1 piège : 1 verre (à moutarde) de bière brune + ½ verre de vin blanc + 1/4 de verre de sirop de cassis + 2 à 3 gouttes de Picon.

Pourquoi du Picon ?  Tout simplement parce que son parfum contribue à attirer les frelons, mais surtout parce qu’étant alcoolisé il sert à éloigner les abeilles du piège. En effet celles-ci ont en détestation l’alcool… Si l’on ne peut se procurer du Picon, quelques gouttes d’alcool à 90° feront parfaitement l’affaire non seulement pour repousser les abeilles du piège, mais également pour empêcher une fermentation trop rapide du « sirop-appât ».

Préparation d’une bouteille-piège :

On prend une bouteille en plastique d’1litre1/2… On  coupe sa partie supérieure à environ 1 tiers de sa hauteur, de sorte à avoir une espèce d’entonnoir… Goulot vers le bas, on enfonce la partie en forme d’entonnoir dans le corps de la bouteille jusqu’à faire coïncider les bords entre eux… On ne fixe pas par des agrafes ou tout autre moyen les deux morceaux de la bouteille ainsi réunis (Il faut pouvoir par la suite aisément remplir et vider notre piège)… Le piège est prêt.

Si vous devez installer vos pièges en pleine nature, sur le tronc d’un arbre ou autre, pensez à fabriquer (par exemple à l’aide d’autres bouteilles) des petits chapeaux de protection (A fixer quelques centimètres au-dessus des pièges) afin de les protéger de la pluie… Ceci n’est pas utile si vous devez installer vos pièges sous abri.

Visitez et videz très régulièrement vos pièges… Ne les laissez pas plus de 3 jours sans les visiter, c’est essentiel pour leur bon fonctionnement.

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Que se passe-t-il sitôt le redoux revenu, vers le mois de mars ?

Nos fondatrices rescapées de l’hiver et des piégeages… On estime généralement que 20% d’entre-elles ont survécu… se réveillent et se mettent, chacune dans son coin, à fabriquer une ébauche de nid jusqu’à ce que celui-ci atteigne la taille d’une balle de tennis.

Ensuite elles se mettent à pondre et donnent naissance à un tout petit noyau d’ouvriers (ce ne sont encore que des avortons, car encore mal nourris ; les suivant seront plus forts et plus robustes), lesquels vont, couche après couche agrandir le nid… Chaque nouvelle épaisseur de nid appelle de nouvelles naissances… Et on arrive ainsi assez rapidement à des nids de la taille d’un ballon de foot, voire pour certains de la taille de 3 à 4 ballons de foot.

D’où l’intérêt de procéder à ces piégeages de début de saison… Plus on détruit de fondatrices dès le redoux revenu, moins de nouvelles colonies s’établiront durant la belle saison.

Un nid de taille moyenne abrite de 5000 à 6000 individus, et on estime que 25000 à 35000 individus seront passés dans un tel nid durant une saison… Ce qui explique un peu le désarroi de ceux qui cherchent à les éradiquer.

Bref, si l’on respecte les deux périodes de piégeage, on peut espérer contenir leur prolifération, voire, à force de ténacité, à réduire quelque peu le nombre des colonies.

Et les nids que l’on voit suspendus aux branches nues des arbres durant l’hiver ?

Aucune crainte à avoir… Ces nids sont vides et ne seront pas réoccupés (sauf par des sittelles ou des mésanges en quête de quelques larves demeurées dans les méandres du nid)… On peut les détruire sans crainte, mais seulement durant l’hiver, afin de ne pas se tromper et de tomber sur un nid, lui, occupé.

Les nids abandonnés résistent au temps, aux intempéries et aux oiseaux durant près de deux années.

Qui doit piéger ?

D’évidence, si l’on veut avoir quelque efficacité, il convient d’agir de concert, d’impliquer le maximum de personnes possibles, et ce sur un territoire aussi vaste que possible.

Il ne faut pas attendre une participation active des autorités qui au mieux classent le frelon asiatique parmi les « indésirables » (Elles n’ont pas alors l’obligation de les détruire) plutôt que parmi les  « nuisibles » (Elles devraient alors s’impliquer dans leur chasse, et cela coûterait très cher).

Bref, les particuliers avec, quand cela est possible, l’aide des collectivités locales, sont pour l’heure les plus à même de participer activement et efficacement à cette lutte.

Hors les deux périodes de piégeages précitées, il ne sert quasiment à rien de poser des pièges un peu partout. Ainsi durant la période estivale, on ne capture plus que des ouvrières, ce qui conduit, par un effet vital naturel, à sélectionner les reines les plus prolifiques.

Il est plus efficace et plus utile de capturer les fondatrices en début de saison jusqu’à mi-avril, et en fin de saison jusqu’aux premiers froids.

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Pour ceux qui ont des ruches :

Il existe des portes d’entrée réductrices qui ne laissent passer que les abeilles à l’intérieur des ruches… Mais étant donné le mode de chasse des frelons asiatiques, il arrive un moment où cette protection n’est plus d’aucune utilité. Lorsqu’on remarque que les abeilles « font la boule », il ne faut alors pas hésiter à déplacer ses ruches vers un lieu moins exposé (quand c’est possible) si l’on ne veut pas assister à leur mort rapide.

Information recueillies auprès de monsieur Daniel BARNIER, apiculteur à Artigues en Gironde, et très fortement impliqué dans la lutte contre le frelon asiatique. Lui et ses amis ont plusieurs centaines de nids détruits à leur actif.

 

 

 

 

 vespa-velutina_2

Frelon asiatique
(Vespa Velutina)

Vespa Crabro

Frelon européen
(Vespa Crabro)

Frelons 06-11-2009 CH
Nid Frelons Asiatiques

 Pièges les plus faciles à mettre en oeuvre

 
Bouteille piège  Sirop-Appât
Bouteille-Piège


Piège plastique
Piège du commerce

 

Cycle de vie du frelon asiatique

  « …Un très très grand merci à M. Barnier (Apiculteur et grand défenseur des abeilles en Gironde) et  à M. Boulesteix (Un ami passionné). »

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spardiacus@hotmail.fr

 


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